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en Namibie

Protéger les rhinocéros

Temps de lecture: 4 minutes

Annette Oelofse s’est fait un nom en tant que défenseuse engagée de la faune. Elle protège les rhinocéros dans sa réserve de chasse d’Okonjati en Namibie, en Afrique, depuis près de 30 ans. Aujourd’hui encore, elle élève des rhinocéros orphelins avec un dévouement et une patience incroyables avant de les relâcher dans la nature, afin qu’ils vivent dans la réserve, parmi les autres membres de leur espèce. Des propriétaires privés, ainsi que le ministère de l’Environnement et du Tourisme, la contactent pour adopter et élever de jeunes rhinocéros.

Lisez l’interview intégrale de cette femme impressionnante, qui donne chaque jour le meilleur d’elle-même pour protéger les rhinocéros et préserver la biodiversité en Namibie.

La protection des rhinocéros vous tient particulièrement à cœur. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

La Namibie a été le premier pays à inscrire la protection de l’environnement dans sa constitution. Ainsi, grâce à un travail de conservation passionné, nous avons le privilège de pouvoir voir, aujourd’hui encore, des rhinocéros blancs et noirs en liberté.

En 1993, la Namibie a mis en place le programme Black Rhino Custodianship, dont l’objectif est de relocaliser les groupes reproducteurs dans des habitats appropriés, sous forme de populations d’animaux en liberté, où les propriétaires terriens prennent la responsabilité de leur fournir, autant qu’ils le peuvent, un environnement sûr et sain. Nous avons été l’un des premiers gardiens (appelés « Custodians »), et nous avons consacré une quantité incommensurable de temps et de fonds à la protection du rhinocéros noir, bien qu’il soit la propriété de l’État. Depuis lors, la population de rhinocéros noirs a quadruplé en Namibie. Malheureusement, le braconnage dans d’autres régions du pays a de nouveau fait chuter les chiffres. Cela est dû à l’avidité internationale pour leurs cornes, qui sont valorisées pour des raisons de prestige ou à de prétendues fins médicales, alors qu’en réalité, elles n’ont aucune valeur. Depuis des décennies, le rhinocéros noir évolue et s’adapte aux environnements les plus difficiles. Aujourd’hui, une espèce qui a survécu pendant des millions d’années est sur le point d’être éradiquée par les humains, pour une cause inutile.

Les rhinocéros blancs de Namibie sont des propriétés privées. Mon défunt mari Jan a réintroduit le premier rhinocéros blanc dans la réserve de chasse d’Okonjati en 1975. Les rhinocéros sont extrêmement spéciaux pour moi. Ils sont une espèce très douce et gentille, intelligente et émotive. Ils veulent simplement vivre et qu’on les laisse tranquilles.

« MA PRIORITÉ ABSOLUE EST D’ÉLEVER LES RHINOCÉROS ORPHELINS POUR QU’ILS REDEVIENNENT MEMBRES DE LEUR ESPÈCE À L’ÉTAT SAUVAGE. »ANNETTE OELOFSE
!!! CLOSER 2022 - Protecting the rhinos of Namibia Annette Oelofse H/ - Annette walking with two rhinos
!!!CLOSER 2022 - Protecting the rhinos of Namibia Annette Oelofse H/ - Annette Oelofe feeding rhino
!!!CLOSER 2022 - Protecting the rhinos of Namibia Annette Oelofse H/ - Anette und Alex Helicopter

Vous avez élevé d’innombrables orphelins et les avez relâchés dans la nature. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Nossi a été le premier rhinocéros orphelin que nous avons reçu en 1995. Elle n’avait que sept jours, et elle nous a été confiée par le ministère de l’Environnement et du Tourisme. Nossi est née prématurément et ne pesait que 25 kg, soit environ 10 kg de moins que le poids habituel à la naissance. Elle était très faible lorsqu’elle nous a été confiée. Ma conviction a toujours été que là où il y a de la vie, il y a de l’espoir. Avec des soins et un dévouement intenses, surtout au cours des trois premiers mois, ainsi qu’un peu de chance, nous l’avons sauvée. Elle est devenue une partie de notre quotidien et n’a été sevrée qu’à 18 mois. Elle est restée à nos côtés pendant sept ans, et est devenue la compagne d’autres orphelins qui nous avaient également été confiés. Elle a lentement commencé à parcourir la nature à son rythme et, enfin, la onzième année, elle a donné naissance à son premier bébé. Elle parcourt désormais les 35 000 hectares de la réserve avec les membres de son espèce. Bien que nous ne nous rencontrions pas régulièrement, elle m’accepte encore aujourd’hui comme sa mère rhinocéros. Elle me salue comme le font les rhinocéros et me présente chaque nouveau bébé. En 2021, elle a eu 26 ans et a donné naissance à son dixième bébé. Il existe entre nous un lien particulier et personnel durable, un lien spécial, que je chéris profondément.

« Chaque fois que je retrouve Nossi dans la brousse, même si nous ne nous sommes pas vues depuis des mois, nous suivons le même rituel. »ANNETTE OELOFSE
!!! CLOSER 2022 - Protecting the rhinos of Namibia Annette Oelofse H/ - Annette massaging rhino

INFORMATIONS SUR

LES RHINOCÉROS DE NAMIBIE


En Namibie, les rhinocéros blancs et noirs vivent encore à l’état sauvage. Toutefois, ces espèces de rhinocéros sont toujours menacées d’extinction, principalement par le braconnage. Annette Oelofse s’engage depuis plus de 25 ans à protéger ces animaux. Elle doit sa renommée à son approche durable et extrêmement réussie de l’élevage.

Dans la réserve de chasse d’Okonjati, une solide équipe anti-braconnage veille jour et nuit à la protection des animaux, avec des patrouilles aux bordures et une surveillance aérienne. Des pisteurs spéciaux se déplacent régulièrement pour identifier les différents animaux. Chaque rhinocéros est identifié sur la base de photos de ses rides labiales uniques.

Vous pouvez soutenir le projet de protection des rhinocéros d’Annette Oelofse par l’intermédiaire du Mount Etjo Rhino Trust.

On vous a déjà appelée « la femme qui murmure à l’oreille des rhinocéros ». Pouvez-vous décrire votre lien particulier avec ces animaux ? Comment communiquez-vous avec eux ?

Je suis honorée que l’on me surnomme « la femme qui murmure à l’oreille des rhinocéros ». Mon lien avec les rhinocéros émane du plus profond de mon être. Au fil des ans, j’ai acquis une compréhension profonde de leur langage corporel, de leurs besoins émotionnels et psychologiques. Les orphelins perçoivent le calme dans ma voix, ils me saluent souvent en cherchant ma respiration, ils lisent mon humeur comme je lis la leur. Chaque fois que je retrouve Nossi dans la brousse, même si nous ne nous sommes pas vues depuis des mois, nous suivons le même rituel. Chaque fois que nous nous voyons, je suis envahie par une émotion très spirituelle ; je suis admirative et reconnaissante pour la confiance qu’elle m’accorde.

Merci pour cet entretien.
Annette Oelofse with rhino

À PROPOS DE

ANNETTE OELOFSE


Annette Oelofse est née à Otjiwarongo, une petite ville du nord de la Namibie. Originaire d’Allemagne, sa mère avait immigré dans les années 1950. Annette a grandi dans un ranch de bétail géré par ses parents, en pleine brousse. Dès leur plus jeune âge, Annette et ses trois frères ont participé aux travaux de la ferme : conduire le bétail, vacciner les animaux et traire les vaches. Ils ont accompagné leur père à la chasse, puis ont commencé à chasser eux-mêmes. « La plupart des nuits, nous rentrions à la maison en sueur, couverts de poussière. Nous adorions cela. » La vie dans la brousse, en harmonie avec la nature, ainsi que le dévouement et l’assiduité inlassables de ses parents ont fait d’Annette Oelofse la personne qu’elle est aujourd’hui. Dans les années 1980, elle a épousé Jan Oelofse, un célèbre défenseur de la faune. Leur fils Alexander est né en 1985. Pendant 30 ans, Annette et Jan ont travaillé ensemble à la construction de la réserve de chasse d’Okonjati. Annette gère aujourd’hui la réserve et les hôtels pavillonnaires avec son fils, son épouse Carola et leurs deux enfants. Elle aime la nature sous toutes ses facettes, ainsi que le camping et la photographie.

Nous remercions Annette Oelofse et Rudie de Klerk, qui nous a fourni les photos.